Voila typiquement le genre d’album pour lequel on éprouve un plaisir passionnel lors de son écoute, pour peu, [cerise sur le gâteau] que l’on  manie un minimum la langue de Shakespeare. GRAYSON CAPPS, comme il se plait à le raconter, vient de Brewton, Alabama, [voir cliché Google Earth ci dessus] situé à quelques miles au nord de la frontière de la Floride, et plus précisément de South Front Street, endroit qui n’existe pas sur une carte, mais que vous trouverez sans peine si vous le cherchez [paroles de Get Back Up, 1° Titre de l’album]. "Hier était une sacré belle journée, je suis sorti du lit, me suis brossé les dents, enfilé les mêmes fringues crades que la veille pour aller gagner l’argent que je donnerai au patron de la grande surface […] Je vis dans un paradis pourri, et je sais que c’est ici que je mourrai". Grayson Capps est ce que l’on appelle un Songwriter, de ces paroliers musiciens qui mettent en scène leur propre vie, leurs expériences, leurs rencontres et leurs souvenirs. C’est ainsi que l’on découvre ce très beau personnage aux pommettes Cherokee et du nom de Bobby Long, ami de son papa avec lequel ils formaient en compagnie d’un troisième larron nommé Fred Stroke, un trio assez singulier, que d’aucuns dans la bonne ville de Brewton, prenaient pour des alcoolos et philosophes de comptoir. Toujours cette sempiternelle rengaine que nous ressortent les gens dits "normaux" lorsque leurs voisins se plaisent à vivre différemment. Pourtant, ce Bobby Long est sûrement le personnage le plus marquant de la jeune vie du chanteur troubadour. Un peu comme un grand père qui, arrivé à ses 63 printemps raconterait sa vie, un soir, sur la terrasse du Colonial Inn, en fumant des cigarettes, et en buvant des jus d’orange tièdes et de la vodka. Cette nuit passé en compagnie de Bobby Long grâce à la voix de Grayson Capps m’a ému au plus haut point et m’a donné l’envie de ces quelques lignes. Je n’ai pas du être le seul dans ce cas là, John Travolta vient en effet de mettre en scène la vie de Bobby Long en compagnie de Scarlett Johanson. [Voir ci-dessous les paroles]. D’autres personnages viennent traverser de ci de là les plages de ce premier album. Washboard Lisa joue en compagnie de Augie Jr et de John Mooney au détour de Royal Street à New Orleans. Grayson Capps dit d’elle qu’elle peut vous laver de vos pêchés. Et puis, il y a cette pauvre Eliza que cherche désespérément Capps dans les allées du cimetière, pour un ultime pardon. Elle qui s’est taillé les veines par amour pour lui... Et pour finir les présentations, la petite Sadie, sa fille, fruit d’une séparation. Musicalement, GRAYSON CAPPS n’a rien inventé. Ni Blues, ni Folk, ni Rock, ni Country, IF YOU KNEW MY MIND est un condensé de tout ça. Un peu Calvin Russell, un peu JJ Cale, un peu Dylan, un peu Townes Van Zandt. Pas facile à classifier me direz vous, mais après tout, est ce si important ? On s’en fout pas mal qu’il fasse tel ou tel style de musique ! C’est si mélodieux, ça sonne si bien... Grayson Capps commence sa biographie par ces quelques mots « j’ai été conçu sur le siège arrière d’une Pontiac Tempest et je suis né l’année ou Otis Redding et Woodye Guthrie sont morts... mais c’était aussi l’année de l’Eté de l’Amour ». L’amour, voilà le fil conducteur de la vie du Troubadour. Ce qui m’amène à penser qu’à seulement 41 ans, d’autres histoires, toutes sûrement aussi belles et envoûtantes que celles d’ IF YOU KNEW MY MIND restent encore à graver … Lors d’un deuxième album que l’on espère très vite, ça ne fait aucun doute ! Et de notre côté, que de choses encore à dire sur ce premier opus ?!?!?!!!! Découvrez Grayson Capps par vous même, je reste convaincu qu’il deviendra votre nouvel album de chevet …

DELTA MAN COUP DE COEUR / JUILLET 2006 GRAYSON CAPPS – If You Knew My Mind – Hyena Records www.graysoncapps.com


GRAYSON CAPPS … Le poids des mots, le choc des mélodies …

Cliché GOOGLE EARTH ®

A LOVE SONG TO BOBBY LONG [by courtesy of Grayson Capps]

 

It was Brewton, Alabama at the Colonial Inn

Hot day old orange juice and vodka on a night stand

There’s a Chevy Nova with the seat burned out the back

From a Winston cigarette that was thumped into the window


Bobby Long was like Zorba the Greek
Side tracked by the scent of a woman

Could’ve been an actor on a movie screen

But he stayed in Alabama

Just a dreamer of a dreams

He plays football against WS Neal

You should’ve seem him running down the field

 

Now I grow old, I grow old

I wear the bottoms of my trousers rolled
A love song to Bobby Long

A love song to Bobby Long

 

He was a handsome man

He had Cherokee cheekbones

A "fair-haired" boy where did he go wrong ?
He choose the road less travelled
It made all the difference

Now he’s chastized, criticized

He don’t make no sense

Brewton called him crazy

Said Bobby Long wasn’t nothing but a drunk

But all the thoughts in his head was way past anything they done thunk

 

It’s a love song to Bobby Long
A love song to Bobby Long
But don’t get me wrong ?

Bobby Long he wasn’t no good
He’d drag you down if he thought he could
And he would, drag you down saying

"Road I ride will be the death of me

Won’t you come along

Road I ride is going to set me free
It’s gonna take me home"

 

He was a friend of my papa’s

They used to drink and tell lies

Praise Flannery O Conner
Smoke cigarettes and philosophize,

 

So here I am at the Colonial Inn
Me and Cap’tain Long and my pretty girl friend
He charms her with poem

Then he breaks down and cries
Smile a crooked smile with his broken cheekbone side
Tells about his life, now he’s sixty-three

He looks me in the eyes and says "Come and go with me"

He could walk on the water but you know

He drowned himself in wine

God and the Devil
God and the Devil

God and the Devil all inside his mind


It’s a
love song to Bobby Long
A love song to Bobby Long

LOVE SONG FOR BOBBY LONG

Grayson Capps (acoustic guitar & vocal)

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