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Plonger
dans la moiteur d’une Nouvelle Orleans en reconstruction, écouter assis au coin du feu les
récits du chanteur, s’enivrer des notes du musicien, de son mélange de skiffle, de blues, de country, de
folk… Voila ce
que propose GRAYSON CAPPS avec Wail & Ride, son nouvel album. Conçu avant et
après les événements d’Août 2005 sur New Orleans, Capps se place ouvertement
en avocat de Ray Nagin, Maire de NO et en accusateur de G.W Bush tout en glorifiant le périlleux travail de WWOZ,
la station de radio qui aura tout tenté pour tenir les populations informées,
au grand dam de Dame Nature pendant et après le passage de Katrina. New Orleans Waltz fera peut être un jour l’objet
d’une étude politico-musicologique (voir clip vidéo). Comme
sur son précédent If You Knew
My Mind (
voir chronique ) Capps nous raconte des histoires, les
siennes, les nôtres peut être, plus ou moins vraies, plus ou moins vécues,
comme tirées d’un roman d’Hemingway. Des
paroles qui peuvent parfois toucher au plus émouvant des sentiments (Mermaid ou Ed Lee) comme à la plus forte des révoltes (New Orleans Waltz ou Junkman). Si sur son
précédent, Bobby Long (interprété par un John Travolta habité au
cinéma) se retrouvait sous les feux de la rampe, c’est Ed Lee qui se retrouve ici photographié. Un peu le
même personnage au demeurant, décalé et hors de notre monde régi part les
principes et les lois. Au delà de tout jugement de notre part, ce vieil oncle
Ed Lee aurait très bien pu être le notre. De cette filiation dont on peut
être aussi fier que malaisé. Après la
séduction des textes, comment modérer celle des mélodies qui viennent les
enrichir ? Ce mec là
possède la patte magique du Diable pour les écrire. Définitivement,
c’est frais, c’est neuf, comme sorti d’un emballage cadeau un soir de fête. Avec ce
deuxième album, Grayson Capps prouve qu’il n’a rien à envier à ses illustres
prédécesseurs, qu’ils se nomment Bob Dylan ou Townes Van Zandt, l’humour
en plus parfois. Sans
l’ombre d’une hésitation, sa place se trouve à leurs côtés sur l’estrade des
grands songwriters. Qui ne rêverait d’avoir autant de talent à l’écriture
"paroles & musiques" ? Définitivement
ce WAIL & RIDE est à ranger comme l’un des grands albums de l’année
2007, et bien entendu à côté de son précédent. Pour ma part, il restera comme
l’album de l’été, à l’image d’une New Orleans d’avant
l’orage, pleine de soleil, de nonchalance, de sourires, mais aussi de
révoltes … DELTA MAN COUP
DE COEUR +++ / Août 2007 GRAYSON CAPPS – Wail & Ride –
Hyena Records |

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GRAYSON CAPPS © |
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Mix 4 titres de l’album : |